Pillole di codicologia: un  manoscritto miniato dell’Archivio

Aiguani

Oggi vogliamo parlarvi del pregiato apparato ornamentale visibile in un manoscritto membranaceo conservato presso l’Archivio Generale dell’Ordine Carmelitano, con la segnatura II Pers. 27 (2). Il codice, scritto agli inizi del Quattrocento, costituisce il primo di due volumi contenenti il Dictionarium sacrum (lettere A e B nel primo tomo, lettera C nel secondo), composto dal magister e teologo carmelitano Michele Aiguani, altrimenti noto con il nome di Michele da Bologna (1320 ca.-1400).

[photo 1]

La pagina d’incipit del testo mostra una preziosa iniziale figurata di colore rosa, su fondo blu filettato a biacca, con il ritratto ieratico dell’autore, in abiti carmelitani, seduto frontalmente su uno scranno. [photo 2]

Dall’iniziale si diparte un fregio miniato, caratterizzato da eleganti tralci d’acanto policromi, contornati da globetti dorati, che occupa tutti e quattro i margini della pagina. In basso, al di sotto della prima colonna di scrittura, è presente il signum dell’autore con le iniziali del nome (MB), in oro su campo blu; accanto, si intravede la sagoma di un altro stemma, in seguito trasformato nel vessillo dell’Ordine Carmelitano, ma che in origine doveva ospitare il blasone della nobile famiglia genovese dei Cattaneo, costituito da una banda diagonale rossa e due gigli in blu su campo bianco, come si osserva, infatti, nel secondo tomo del dizionario.  [foto 3 e 4]

All’interno del manoscritto ogni lemma relativo alla lettera A (es. Abstondere alla carta 17r) è evidenziato da eleganti iniziali filigranate, alternativamente in inchiostro blu e rosso, e le partizioni testuali sono segnalate da sottili segni di paragrafo, che si avvicendano negli stessi colori delle iniziali. [foto 5]

A completamento dell’apparato decorativo, è visibile, a carta 241r, in corrispondenza dell’inizio della nuova voce del dizionario (lettera B), una iniziale miniata, di colore rosa, su fondo blu filettato a biacca, riempita da motivi vegetali policromi avviluppati tra loro. [foto 6]

Il codice, analogamente ad altri manoscritti che tramandano opere dell’Aiguani, fu commissionato dalla famiglia Cattaneo, legata fin dalle origini alla comunità carmelitana, per poi appartenere, già dal XVI secolo, alla biblioteca di Santa Maria in Traspontina, come si evince dalla nota di possesso presente nel margine superiore della carta incipitaria.

Curiosités des archives

Le 22 juin 2023, sœur Lucie Dos Santos a été proclamée vénérable. En 1917, encore enfant, elle a assisté aux apparitions de Notre-Dame de Fatima, au Portugal, avec ses cousins, les bienheureux François et Jacinthe Marto. Par la suite, elle a passé toute sa vie comme religieuse, d'abord chez les sœurs de Sainte-Dorothée, puis chez les carmélites déchaussées du Carmel de Coimbra, où elle est décédée en 2005, à l'âge de 98 ans.

Oggi vogliamo presentarvi una breve lettera conservata presso l’Archivio generale dei carmelitani (O.Carm.), che suor Lucia scrisse di proprio pugno in risposta al generale dell’Antica osservanza, padre Kilian Lynch, il 27 agosto 1946, mentre si preparava il Congresso Internazionale del Terz’Ordine Carmelitano, che si sarebbe svolto proprio a Fatima nel 1950, in occasione del settimo centenario dello Scapolare. Nella lettera la venerabile confermava che a volte la Madonna le era apparsa indossando l’abito carmelitano.

Dalla partecipazione ad Archivissima2023 e dalla Tavola rotonda su “I racconti di viaggio nei diari dei carmelitani nel Seicento”, è nata l’idea di creare e condividere un video per illustrare il Diario di viaggio del priore generale Giovanni Antonio Filippini, 1651-1653, conservato presso l’Archivio generale dell’Ordine carmelitano: un piccolo manoscritto tascabile, capace di restituire un colorito spaccato religioso e sociale dell’Europa dell’epoca, dalla Penisola italica alla Germania, passando per la Francia e le Fiandre.

Buona visione!

Nous sommes heureux de vous présenter aujourd'hui le livre de Marco Papasidero : Miracles et bénéfices. Maladie, thaumaturgie et dévotion à Licata et en Sicile au début de l'époque moderne, publié par les Éditions Carmélitaines en 2021. Afin de mieux connaître ce travail, nous avons posé trois questions à l'auteur.

Nous savons que vous travaillez sur l'histoire du christianisme et que vos recherches portent notamment sur l'hagiographie, le culte des saints et des reliques. Vous avez approfondi ces thèmes dans le présent volume : pouvez-vous nous dire brièvement de quoi il traite ?

Le volume contient l'édition critique du procès en partie, qui s'est déroulé au siège diocésain entre 1625 et 1627, afin de recueillir les témoignages des miracles et des grâces attribués par les habitants de Licata à l'intercession de saint Ange carme, martyr, mort en 1220 selon la tradition hagiographique. Le volume comprend, avant le texte critique, une analyse détaillée qui se concentre principalement sur les aspects culturels et sociaux : des miracles aux pratiques de guérison, par l'eau de la source jaillie au lieu du martyre, en passant par les reliques et les processions.

Comment cette édition du texte a-t-elle été réalisée et sur quels témoins ? 

L'édition critique s'est appuyée sur deux témoins, copies d'originaux qui ne sont plus retrouvables. La première copie, utilisée comme texte de base, est conservée aux Archives Générales des Carmes et a été réalisée par le même notaire qui a rédigé les originaux, Iacopo Murci ; la seconde est quant à elle conservée à la Bibliothèque Universitaire de Cagliari. L'édition a été menée en adoptant un critère conservateur par rapport au premier exemplaire, en tenant compte des variantes substantielles, présentes en nombre assez limité dans le second exemplaire. Le texte contient quelques parties en latin et les dépositions en italien et en sicilien, qui restituent quasi la voix vive des témoins.

En lisant les actes du procès sur les miracles de saint Ange, quelles ont été les curiosités ou les aspects insolites qui vous ont le plus frappé ?

Comme nous l'avons dit, les actes de cette enquête regorgent d'informations. Parmi les aspects les plus intéressants, citons ceux d'ordre social, médico-historique et historico-culturel. Le texte décrit, par exemple, la procession des reliques qui avait lieu à l'occasion de la fête de mai, mais aussi la dévotion des Licatesi qui apportaient des pierres pour l'agrandissement de l'église, après la peste de 1625, dont la cessation avait été attribuée à l'intercession du saint. Un détail que l'on pourrait qualifier d'amusant est celui d'un homme du cru, Antonino Morinello, dont le surnom est également rapporté, “ Peduzzo ”, qui lui fut attribué parce qu«» il marchait en boitant et était né avec ce défaut ». Au-delà de l'épisode de guérison, qui est d'ailleurs intéressant, c'est la restitution d'une réalité sociale où le surnom conservait – et conserve encore en partie – toute sa force expressive et descriptive qui frappe. Une autre anecdote est le récit d'une tentative de féminicide, décrite par plusieurs témoins et par la principale intéressée, Antoninella Caruso, une femme qui, alors qu'elle se rendait à l'église pour vénérer l'urne contenant les reliques, exposée pour la fête de mai, fut agressée par un homme qui tenta de la tuer, la prenant, disent les témoins, pour sa femme.

À l'occasion d'Archivissima 2023, le 9 juin, à l'Archive et la Bibliothèque générales de l'Ordre des Carmes, seront présentés quelques exemples de journaux de voyage dont les éditions sont basées sur les manuscrits conservés aux Archives.

Table ronde

Les récits de voyage dans les journaux des Carmes du XVIIe siècle

Interviennent :

Flavia Di Giampaolo (Institutum Carmelitanum), Le journal de Giovanni Antonio Filippini

Cristiano Garcia Dias Barbosa (Province de Pernambouc), Le Journal romain de Ludovico Perez

Glen Attard (Université de Malte), Le voyage de la croix de Jan Pascha

Modération

Sara Bischetti (Bibliothèque Générale Carmélitaine)

18h30, c/o Centro Internazionale Sant’Alberto, Via Sforza Pallavicini 10, Rome

Pour informations : archivio@ocarm.org

Les Éditions Carmélites ont récemment publié le livre de Ruggiero Doronzo : Iconographie carmélitaine féminine dans les gravures des Archives Générales de l'Ordre des Carmes de Rome entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Pour en savoir plus sur ce travail, nous avons posé trois questions à l'auteur.

Nous savons que vous vous occupez d'histoire de l'art des Pouilles et que vous avez donné un cours sur le sujet à l'Université de Bari et publié plusieurs essais et monographies sur peinture et sculpture de l'Italie du Sud à l'époque moderne. Comment est née l'idée de ce volume sur l'iconographie carmélitaine ?

Ce livre est le résultat d'une recherche commandée par les Archives Générales des Carmes sous le titre : Graveurs et peintres de la Vierge du Carmel, saintes et vénérables de l'Ordre carmélite. Le cas de Sœur Isabella Piccini, Sebastiano Conca et d'autres artistes actifs entre la seconde moitié du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle. Bien que l'étude ait initialement dû porter sur des spécimens gravés par quelques personnalités artistiques, au fur et à mesure de la recherche, de nouvelles découvertes ont continué à être faites, certaines apparemment insignifiantes, d'autres extraordinairement importantes, permettant ainsi d'élargir l'analyse iconographique et iconologique à toutes les gravures représentant des sujets féminins de l'Ordre du Carmel. 

Le livre que nous avons entre les mains est un véritable catalogue. Comment avez-vous pensé à l'organiser ?

Pour faciliter la consultation du travail, le critère utilisé dans la conception du volume tient compte du sujet et de la chronologie de l'impression. Il s'agit d'impressions de traduction ou d'aprèss, réalisés sur un modèle de départ, qui était presque toujours une peinture, et des gravures de ‘reproduction’ dérivées uniquement des dessins. Lorsque les signatures étaient apposées en bas de la gravure, celle de l'auteur de l'invention était placée à gauche, selon un ordre hiérarchique et dans une meilleure position, tandis que la signature du graveur était à droite. Les termes a peinttrouvé e a dessiné indiquent ainsi l'auteur de l'original ainsi que le responsable intellectuel et créatif du sujet représenté, tandis que fait e sculpsit elles se rapportent au graveur. Pour chaque gravure, en effet, sont indiqués le nom du dessinateur ou du peintre, celui du buriniste, le sujet, la technique, les dimensions, d'éventuelles inscriptions, le numéro d'inventaire actuel et la bibliographie de référence, si elle est déjà publiée. S'ensuit l'examen iconographique et iconologique de l'image, et il a été jugé opportun d'établir également un profil biographique du dessinateur et du buriniste, leur domaine de référence, ainsi que d'offrir quelques indications sur le commanditaire lorsque celui-ci est signalé.

Les figures représentées sont la Vierge du Carmel, les grandes saintes Thérèse d'Avila et Marie-Madeleine de Pazzi, et vingt-trois entre bienheureuses et vénérables. Quels auteurs et gravures vous ont le plus marqué ?

D'après l'analyse philologique, il ressort que les gravures ont été réalisées par des graveurs actifs en Italie, dans les Flandres, en Espagne, en Bavière et en Pologne, auxquels s'ajoutent certaines signées par des auteurs échappant aux répertoires majeurs ou d'autres anonymes, mais qui soulèvent des interrogations intéressantes tant pour leur identification que pour leur positionnement dans l'histoire de la gravure. Celles pour lesquelles j'ai pu retrouver le modèle de départ m'ont particulièrement frappé, comme par exemple une gravure de Leonardo Germo représentant la Vierge du Carmel apparaissant à Antonio Chiavassa, ou celle de Gaetano Bianchi qui reproduit un tableau de la Vierge conservé dans le sanctuaire de la Madonna delle Grazie à Colletto près de Pinerolo. Je trouve enfin d'une grande beauté les gravures d'Abraham van Diepenbeeck, artiste flamand capable de véhiculer des messages théologiques et mariaux à travers des images dessinées avec une habileté graphique méticuleuse.

Siamo lieti di comunicarvi la seguente pubblicazione a cura del dottor Marco Papasidero, inserita nella Collana Archivum Historicum Carmelitanum di Edizioni Carmelitane:

MIRACULA ET BENEFITIA

MALATTIA, TAUMATURGIA E DEVOZIONE A LICATA E IN SICILIA NELLA PRIMA ETÀ MODERNA

con edizione critica e commento del Processo sui miracoli attribuiti all’intercessione di sant’Angelo di Licata, manoscritto seicentesco conservato presso l’Archivio Generale dei Carmelitani.

Miracula et Benefitia Malattia, taumaturgia e devozione a Licata e in Sicilia nella prima età moderna

1200px-Saint-Ange,_de_Antonio_de_Pereda_y_Salgado_(Musée_du_Prado)COLLOQUE D'ÉTUDES, Licata 15 mai 2021

Le huitième centenaire du martyre de saint Ange (1220-2020), l'un des premiers saints de l'Ordre des Carmes avec saint Albert des Abbés (†1307), représente une occasion importante pour redécouvrir et valoriser sa figure. C'est pourquoi la Postulation Générale et l'Archive Générale de l'Ordre des Carmes ont décidé d'organiser un congrès scientifique, visant à réfléchir et à approfondir davantage l'étude du Saint, du point de vue historique, hagiographique et iconographique.
Sant'Angelo, en effet, est classé comme Père de l'Ordre De l'Ordre Carmelitain et son rôle, tant sur le plan symbolique qu'iconographique, est central depuis le bas Moyen Âge, où il apparaît dans des représentations et des œuvres hagiographiques et spirituelles. Le colloque sera l'occasion de ramener au centre de l'attention des chercheurs une figure aussi pertinente que n'ayant pas encore fait l'objet d'un approfondissement scientifique spécifique et systématique.

Les contributions proposées pourront examiner, entre autres, les thèmes suivants :
1) histoire et réception de sa figure dans l'Ordre des Carmes à travers les siècles ;
2) iconographie et aspects historico-artistiques;
3) aspects liturgiques ;
4) textes hagiographiques, traditions littéraires et références incluses également dans des sources non carmélites ;
5) histoire de l'Ordre carmélite en Sicile au bas Moyen Âge et en particulier dans le contexte historique du Saint ;
6) la relation de sa figure avec les deux autres grands fondateurs des ordres mendiants, saint François et saint Dominique.

Les propositions de communication devront avoir une longueur maximale de 300 mots et être envoyées, accompagnées de votre profil bio-bibliographique, à l'adresse archivio@ocarm.org avant le 30 novembre 2020. La communication des contributions acceptées pour le congrès sera donnée aux personnes concernées avant le 10 décembre 2020. Les communications, d'une durée maximale de 25 minutes, pourront être présentées en italien, anglais, espagnol, français. Elles seront ensuite publiées dans un volume édité par les Edizioni Carmelitane.

Responsables scientifiques :
P. Mario Alfarano O.Carm., Archiviste Général
Dr. Marco Papasidero

 

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Nous sommes très heureux de vous présenter la nouvelle publication du Dr Marco Papasidero, fruit des travaux de recherche que le chercheur a menés dans nos Archives, grâce à la bourse de recherche intituée à la mémoire du P. Emanuele Boaga (1ère édition, 2017).
Le volume est publié par les Éditions Carmélitaines.

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Le volume porte sur la figure du bienheureux Luigi Rabatà, carme de 1400 et prieur du couvent de S. Michele à Randazzo, en Sicile. L'étude examine les actes des deux procès en partie condotti a Randazzo nel 1533 et dans 1573, visant à recueillir des informations relatives à la vie, à la renommée de sainteté et aux miracles survenus par l'intercession du bienheureux. Parmi les sources utilisées dans le volume, figurent également de nombreux textes hagiographiques composés à partir du XVIIe siècle, qui ont fixé la mémoire de Luigi Rabatà au fil des siècles. Le livre a pour objectif de conduire le lecteur à la connaissance de cette figure moins connue de l'histoire de l'Ordre des Carmes, en fournissant un examen attentif des données biographiques, spirituelles, cultuelles et dévotionnelles qui ressortent des dépositions des témoins lors des deux procès et des autres sources hagiographiques et narratives au fil des siècles.

Marco Papasidero Il est diplômé en Lettres modernes. En 2016, il a obtenu un doctorat en Histoire des formes culturelles euroméditerranéennes, puis a bénéficié d'une bourse de recherche aux Archives générales de l'Ordre des Carmes. Actuellement, il est chercheur postdoctoral au Département de Philosophie et Sciences de l'Éducation de l'Université de Turin. Ses recherches portent sur l'hagiographie, le culte des saints et des reliques, les pratiques dévotionnelles et de guérison dans le christianisme.

Vous pouvez consulter la fiche d'édition complète à l'adresse suivante : http://carmelitani.com/prodotto/a-laudi-deu-luigi-rabata-tra-storia-memoria-pratiche-devozionali?fbclid=IwAR3OF8JRCFD6AMRDDymYbk0x2sIFOrwG1yFEZgz4LSaKQRprM2Kp4Ai_Gfg